Entre 500 et 700.000 personnes ont défilé samedi à Paris à l'occasion de la 7e Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et trans, la Gay Pride française, dont le thème était cette année les discriminations à l'école. Une banderole «Pour une école sans discrimination» ouvrait le cortège, auquel participait notamment le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë. «Il faut protéger les enfants de la barbarie de la pensée. À l'école, il y a encore des tabous, qu'il faut doucement et gentiment repousser», a déclaré celui-ci.
De nombreux jeunes participaient au cortège, à l'instar de Jasen, un collégien de 15 ans. «À l'école, on me jetait des cailloux et on m'insultait», a-t-il raconté, estimant cependant qu'après la classe de troisième (vers 14-15 ans) «les gens mûrissent, les mentalités évoluent». Des parents étaient également présents, brandissant une banderole plaidant en faveur du «dialogue entre les homos et leurs parents».
Une Marche des fiertés plus politique que jamais avec le PCF (qui assurait de surcroît le service d'ordre), le PS, les Verts, le Mouvement de jeunes socialistes (MJS) et, venus en force et juchés sur des chars, les jeunes militants de l'UMP (POPulaires) ou du MoDem. Très présents également, les syndicats, dont la CGT, la CFDT Ile-de-France, mais aussi la FSU et toutes ses composantes.
La Marche des Fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans, s'est d'abord appelée Gay Pride, puis la Lesbian & Gay Pride, puis LGBT[1] Pride (à chaque fois revendiquant les droits d'une communauté supplémentaire) pour finalement s'appeler La Marche des Fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans. C'est une manifestation qui prône la liberté et l'égalité pour toutes les orientations sexuelles et identités de genres (hétéro, lesbienne, gay, bi, trans).